Augmented Love Technology © — Ely

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Admiration, Ely Kligerman, Porno

Partie 1 – Un aperçu de la démocratie progressiste

Durant tout le dîner, j’ai fermement défendu mes opinions : nous n’avons jamais été aussi contraints et opprimés que sous la démocratie progressiste. Ma femme me regarde l’air désolé, en me glissant un « Marc, doucement… ». Une notification nous alerte qu’il est l’heure de nous en aller. Ma femme, nos amis et moi, faisons quelques photos pour nos réseaux et rejoignons notre voiture dans la rue. Nous entrons dans le mini-salon de la BMW, la voiture s’exprime aussitôt d’un ton familier : « Bonjour Marc et Sarah, j’espère que vous avez passé une bonne soirée. Vous voulez rentrer chez vous, j’imagine. »
Je regarde Paris défiler par la fenêtre, tandis que ma femme, aime, partage et commente les photos du dîner. Sans lever la tête de son portable, elle me dit : « Marc, j’ai reçu une notification de participation progressiste ». Je regarde l’écran qu’elle me tend sous le nez, il y a marqué :
« Bonjour chères collaboratrices, collaborateurs, les cours de sports jugés violents et inéquitables en raison des différences physiques de chacun sont en voie d’être remplacés. Êtes-vous d’accord pour que des cours de yoga soient instaurés dans nos écoles européennes ? OUI/NON »
Sarah tape sur OUI immédiatement. Une autre page apparaît avec un nouveau message :
« Félicitations Sarah, vous avez gagné 5 points pour votre participation progressiste. Vous avez désormais 85 points. Vous êtes une très bonne collaboratrice ! »
« Bravo Sarah » renchérit la BMW.
Sarah me regarde l’air inquiète :
« Marc, tu ne votes pas ? C’est important que tu participes aux décisions européennes, en plus l’absentéisme va faire baisser ta note. »
Je ne réponds pas.
« Mais Marc, regarde ta note, tu es à 65, tu votes jamais et depuis… »
« C’est bon, je sais. J’ai déjà dû arrêter de boire pour que ne pas tomber en dessous des 50 points ».
La vérité, c’ est que j’ai perdu 25 points d’un coup pour avoir dit à une amie de Sarah qu’elle était « sexy ». Elle m’avait aussitôt déclaré auprès des autorités progressistes pour « machisme et harcèlement ».

En rentrant à la maison, ma femme va se coucher, je l’avertis que je vais regarder un film dans le bureau. Je m’y enferme à clé. J’ai reçu ce matin la toute nouvelle machine à orgasme : l’ « Augmented Love ©». Elle est arrivée directement de Corée et j’ai attendu toute la journée pour pouvoir l’essayer. La machine est connue pour être hautement personnalisable, elle utilise un système d’intelligence artificielle créant des scénarios à partir des désirs et des expériences de l’utilisateur. Selon la publicité, cette réalité virtuelle surpasse le réalisme du rêve. J’ouvre la boîte de l’ « Augmented Love © » et en sort une ceinture avec capteurs. Je me déshabille et me la passe autour de la taille, en me collant des capteurs sur le ventre. Je me fixe également un réservoir hermétique sur le pénis, avant de mettre le casque de réalité virtuelle.

Partie 2 – Dans l’ « Augmented Love Technology © »

Après une courte vidéo introductive m’expliquant l’utilisation et les dangers de l’outil, le logiciel me propose des scénarios pré-enregistrés. Je refuse et choisis le mode histoire augmentée. J’instaure ensuite mes préférences pour le scénario :
• Mode : histoire progressive
• Sexe du partenaire : femme
• Heure : nuit
• Temps : pluvieux
• Lieu : plage
• Durée : 25 minutes
Pour le reste, la machine et mon subconscient s’en occuperont. La barre de chargement affiche 30 %, je suis impatient comme un enfant. J’ai l’impression de revivre l’excitation de ma première fois. Allez, c’est parti !

Je me retrouve sur une plage, sous une pluie battante. La lune éclaircit la nuit et le phare au bout de la plage aussi, je regarde les vagues désorganisées et respire le vent frais. Je reconnais ce lieu, c’est un village de la côte bretonne où je passais mes vacances lorsque j’étais enfant. Je vois des habitations bordant la plage et comprends que la maison blanche m’appartient. J’y imagine ma femme sur le canapé, jouissant pudiquement des pages d’un roman facile et à ses côtés ma fille tapotant sur un écran. Je passe un bon moment, seul, en simple balade. J’aperçois le bois où l’on jouait à cache-cache avec mes cousins. Soudainement, j’y aperçois une silhouette blanche qui file dans l’obscurité. J’ai toujours été effrayé la nuit, et encore adulte les ombres m’angoissent. Mais, je me dis que ça doit faire partie du jeu et traverse la plage pour rejoindre l’obscurité du bois, d’où je peux suivre l’apparition sans me faire remarquer. Ainsi, je joue au détective pendant 5 minutes pour enfin, distinguer une jeune femme rejoignant le centre de la plage. Elle s’assoit à même le sable dans une robe légère et sanglote devant la pleine lune. Empli de curiosité, je reste ainsi, sans bouger, à l’observer. Elle se relève et la lumière du phare vient se mêler à son ombre pour laisser apparaître le contour de ses jeunes courbes. Je sors de ma cachette pour l’observer pleinement. C’est alors qu’elle tourne la tête, me voit, hurle et part en courant. Suis-je bête ? Un quarantenaire qui espionne une adolescente sur une plage de nuit…

Je cours après elle en criant : « Je ne te veux pas de mal, reviens ! » Je m’essouffle : « Viens, je vais t’expliquer ». Je décide de poursuivre ma course silencieusement, tandis que les fesses de la jeune femme rebondissement mélodieusement devant moi. Elle crie « Au secours, au secours » en montant les marches menant au phare à grandes enjambées. Elle entre dans le phare et crie : « Je vais appeler la police ». En arrivant sur la plateforme du phare, une vague passe par-dessus la côte et vient me percuter. Je me lève sonné et cours vers la porte du phare pour me réfugier : « Ouvre ! Vite ! Les vagues vont me tuer ». Malgré le déluge, j’entends le souffle lourd de la jeune femme : « J’ai fermé à clé et j’ai appelé la police. Partez ! ». Alors que j’entends la mer s’abattre violemment, je me jette sur la porte du phare pour me sauver.

À l’intérieur du phare, il y a un escalier sur à gauche et un seuil à droite, où la jeune femme que j’ai propulsé en ouvrant la porte, tremble sur une paille humide. Bouche bée, elle me fixe de ses grands yeux noirs, de ses petits seins parfaitement dessinés, de son sexe doré, caché sous de délicats poils blonds. Elle se met à pleurer. « Laissez-moi » gémit-elle. Elle est adorable, je veux me jeter sur elle, la dévorer. Je fais un pas en arrière et balbutie : « Pardon, pardon, juste… Les vagues… Je devais m’abriter. » Elle sanglote de plus belle. Je m’avance et reprends « Je voulais juste savoir ce que tu faisais tout seule sur la plage, à ton âge. » Elle a un visage noble, bien tracé, une peau pâle et tendre. « Nous devons être voisin, j’habite la maison blanche ». Elle se cache le visage entre les cuisses : « J’ai cru que vous vouliez… » Je m’assois à coté d’elle d’un instinct paternel : « Mais non ». Toute grelottante, elle enfouit sa tête dans mon épaule, je la serre contre moi. Dehors, le tonnerre gronde, je pense à ma femme devant s’inquiéter que je ne sois pas encore rentré. « On est bien à l’abri ici » dis-je, en lui caressant gentiment la joue. Je ne peux m’empêcher de regarder le contraste marquant entre sa fine peau et ma main vieillie. Elle a de douces lèvres rosées, pulpeuses et légèrement gercées, des pupilles animées qui me traversent d’une naïve sensualité. J’aperçois ses seins et puis son sexe, laissés visibles par sa chemise trempée. Elle a suivi mon regard et croise pudiquement les jambes, tout en s’engouffrant d’avantage dans le creux de mon épaule. Mes mains tombent sur ses hanches, effleurent son ventre plat, caressent sa poitrine.

Je tente de lui enlever sa robe d’un geste brut, mais celle-ci lui reste coincée autour du cou. Elle lève les bras pour que je puisse la dévêtir complètement. Je l’embrasse langoureusement et enfonce mon majeur dans son corps. Je me défais de mon caleçon et la pénètre doucement. Je ressens son jeune être se replier d’un spasme soudain.
Allongée sur le sol du phare, elle m’enlace toute douce et satisfaite. Son entrejambe respire sur ma cuisse, elle ronronne, presque endormie. Dehors, la tempête s’est calmée. Qu’elle est belle.

Partie 3 – Dans la réalité

J’enlève mon masque de réalité virtuelle et me retrouve nu dans mon bureau, avec une ceinture autour de la taille et des capteurs sur le ventre. Je me sens étonnamment bien, quoique déprimé d’être revenu dans cette triste réalité. J’ai vécu une aventure et j’ai déjà envie d’y retourner, retrouver ma chère amie dans le phare, au bout de la plage. Mais, en adulte responsable, je range mon dispositif de « Augmented Love © » et m’apprête à aller me coucher. Mon portable me signale que j’ai reçu une notification. C’est un message de participation progressiste :

« Vous avez perdu 30 points pour avoir eu une relation sexuelle virtuelle avec une mineure. Votre score progressiste est désormais de 35 points. Vous êtes désormais considéré comme dangereux pour notre communauté européenne. Demain vous recevrez une notification pour vous rendre au centre de redressement psychiatrique le plus proche. »

Ely Kligerman

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