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Subjectivité

Pour son grand retour, Vues et Revue a décidé d’évoquer un sujet qui concentre les espoirs et les craintes de notre époque. En France, l’élection européenne a vu son parti devenir la troisième force politique à la surprise générale. En Europe, une jeune fille au visage poupon sillonne les sommets pour y disséminer ses oracles. Le monde a été secoué par des manifestations grandioses revendiquant l’urgence de le traiter pourtant rien n’y fait : le réchauffement climatique est une pente que l’humanité semble décidée à dévaler, quel qu’en soit le prix.

Face à la tragédie qui guette notre planète et notre espèce, la solution est connue depuis des décennies. Elle se traduit en mille petits gestes, mais l’écologie, nous dit-on, est la voie royale, l’échappatoire unique. Certains pays s’y sont engagés mais il semble que les véritables acteurs du réchauffement, les berceaux des plaies environnementales les plus purulentes, se découvrent année après année une passion toujours renouvelée pour l’aveuglement et l’obstination. Enivrés par la vitesse à laquelle le monde court à sa perte, ils confondent sa chute et leur progrès. Et comment leur en vouloir : l’homme va là où son instinct le mène. Le véritable drame réside dans les pentes que le monde actuel offre à ses habitants : la consommation démesurée a épousé les rythmes physiques de l’homme jusqu’à devenir une seconde nature. Or rien n’est plus puissant qu’un homme résolu à faire vaincre sa nature.

Face à ce constat, Vues et Revue se pose une question : la démocratie dispose-t-elle des armes pour faire prévaloir l’écologie ? A-t-on encore le temps de faire confiance à la majorité d’entre nous pour prendre conscience de l’urgence de la crise ? Notre république et les régimes de nos voisins sont-ils assez agiles (d’aucuns diraient « plastiques ») pour se réorganiser et sauvegarder ainsi ce qui n’a pas encore succombé à notre incurie ?

En un mot : le temps n’est-il pas venu d’évoquer l’hypothèse d’une dictature écologique consacrée à la résolution de ce problème mondial qu’est le réchauffement climatique ? L’homme libre a condamné la planète Terre, doit-on le laisser exécuter sa sentence ? N’est-il pas de notre devoir de l’en empêcher ?

Illustration par Livia Succurro
Admiration : Nagui Zinet (disponible le 25 juin)
Haine : Paul Guillot (disponible le 19 juin)
Arrogance : Sacha Thomas (disponible le 13 juin)
Songerie : Quentin Wargnier

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